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la vie associative |
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Juin 2008
Appel à contributions |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°489, juin 2008 |
La démocratie participative a-t-elle
pour finalité de mobiliser sur les enjeux de société,
de combattre les disparités territoriales et les injustices
sociales ? Tel est le fil conducteur que proposeront les 11e
Rencontres de la démocratie locale, qui vous accueilleront
à Ivry les 28 et 29 novembre prochains, avec le soutien
notamment du département du Val-de-Marne. Sur ce thème,
mais aussi sur vos initiatives locales, les dispositifs que
vous animez, vos réseaux citoyens auxquels vous participez,
vos savoir-faire professionnels, vos choix politiques ou associatifs,
etc., l’Adels souhaite votre contribution : ateliers,
forums, tables rondes, grands débats seront ce que nous
en ferons ensemble.
Au fil des ans, les Rencontres de la démocratie locale
rassemblent chercheurs, élus, fonctionnaires, militants
associatifs et syndicaux, citoyens. Les uns ont de la bouteille,
les autres découvrent que leur participation locale ou
thématique s’inscrit dans un vaste mouvement. Tous
veulent échanger, s’informer, proposer, faire avancer
le schmilblick. La 11e édition sera singulière
: l’Adels souhaite resserrer les liens avec ses partenaires
pour donner le coup d’envoi d’une année de
manifestations qui prépareront son cinquantenaire. Jusqu’aux
12e Rencontres, qui se tiendront en 2009 en Rhône-Alpes,
nous n’aurons pas trop de toutes nos énergies conjuguées
pour exprimer la passion qui nous fédère aujourd’hui,
enracinée dans l’histoire associative, citoyenne
et politique.
Prenez contact :
adels@adels.org, 01 43 55 40 05 |
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Mai 2008
Le plus, ennemi du bien (commun) |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°488, mai 2008 |
En conditionnant l’extension du revenu
de solidarité active à un niveau minimum d’activité
économique, le gouvernement conduit à train d’enfer
un convoi fantôme. En tête, la locomotive de la
production, tirant le wagon de la richesse auquel est attelé
celui du bien-être individuel, ce dernier censé
engendrer le bien commun. Le social à la traîne
de l’économique ? Nous qui pensions que cette opposition
stérile était révolue de longue date, disparue
après Mai 68, sous la double critique du développement
social et de l’écologie ! Cette idéologie
est celle d’un gouvernement libéral, dont on sait
qu’il cherche à désengager l’État
de son rôle de redistribution et de régulation.
Plus sournoisement, mais tout aussi concrètement, il
utilise la décentralisation pour cacher les méfaits
de ce renoncement, en envoyant les collectivités territoriales
au charbon, face à la précarité grandissante.
Est-ce que cela doit nous faire douter de l’intérêt
du développement local ? La critique de quelques amis
refait surface : " Vous avez voulu la décentralisation,
voilà où cela nous mène ! ", disent-ils,
et de demander le retour d’un État fort. Dans le
bras de fer qui s’annonce entre les territoires et l’État,
la société civile doit prendre position. À
elle d’évaluer ce qui fait défaut aujourd’hui,
de s’impliquer dans des projets qui, plutôt que
d’opposer les uns contre les autres, montreront que la
solidarité est créatrice d’une autre économie,
d’une autre richesse et, finalement, d’un nouveau
bien commun. Ceci donne à l’Adels de nouvelles
raisons d’agir. En participant à faire sortir la
démocratie délibérative des sentiers battus
des dispositifs idoines, en allant au devant de la population
pour écouter en quoi elle est une ressource inestimable
pour engager ce changement. François
Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Avril 2008
Des chaussettes et débats |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°487, avril 2008 |
Qu’aurons-nous appris des enjeux municipaux
et cantonaux en suivant les élections de cette année
? Rien ou si peu. Quelques journaux auront fait œuvre de
pédagogie, fait assez rare pour être salué.
Ne serait-ce ici un soupçon de votes achetés,
là un responsable de bureau de vote aux chaussettes pleines
ou encore un malheureux candidat qui arrive avec deux minutes
de retard pour déposer sa liste…, il n’a
été question que des appareils et de leurs responsables
nationaux bien davantage que de projets engagés par les
acteurs dans les territoires communaux, intercommunaux ou départementaux.
La fracture entre le national et le local est impressionnante.
Ennemis intérieurs
Mais plus exorbitante encore est celle qui sépare ceux
qui parlent de ceux qui se taisent. 160 ans après l’instauration
du suffrage universel, l’abstention est telle qu’il
devient presque incongru d’ajouter quelconque épithète
(locale, participative ou délibérative) à
l’exigence de démocratie. C’est de débat
dont on a besoin, de façon pressante, pour combattre
l’insidieuse montée de la violence institutionnelle
qui oppose la société civile à ses représentants.
De violence en 1848, il était déjà question
et la pédagogie de l’époque désignait
le vote comme remplaçant les fusils pour combattre loyalement
les ennemis intérieurs. Qui sont-ils aujourd’hui
? Le silence assourdissant des urnes désigne les inégalités
entre groupes sociaux ou culturels, les injustices économiques
entre travail et capital, les différences entre territoires,
la distance inquiétante entre les attentes du peuple
et les objectifs du gouvernement. Les élections ont investi
les élus locaux d’un bien lourd objectif de changement
! François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Mars 2008
Morale élémentaire |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°486, mars 2008 |
Plusieurs essayistes annoncent la fin de la
démocratie. L’espace public serait vidé
par absence de controverse. Reste l’initiative citoyenne,
l’opposition – violente au besoin – pour proposer
une alternative, objecter, dire son droit : faut-il être
historien, publiciste, politologue pour en juger ? Le citoyen
voit que les institutions s’éloignent de ce qu’il
peut comprendre spontanément.
Peut-on dans le même temps donner des leçons de
morale à l’École et se placer à côté
des lois – de la République ou de la vie en société
? On peut craindre désormais que chaque " sortie
" du président se transforme en révision
constitutionnelle. Peut-on dire " je ne vous trahirai pas
" et réintroduire un traité européen
rejeté par référendum, sans en changer
une virgule ? Peut-on rayer d’un trait de plume le droit
du sol à Mayotte, les droits du justiciable, la protection
des mineurs ou des incapables… l’État de
droit ?
L’inquiétude des tenants de la démocratie
participative ne pousse pas à crier en chœur avec
les Giscard, Balladur, Villepin… qui, à mots choisis,
prennent une distance diplomatique avec le chef de l’État.
Ce serait trop simple de lui faire porter seul le chapeau. Ils
ne peuvent pas non plus joindre leur voix à une Assemblée
nationale atone. Difficile d’ajouter voix au brouhaha
dans les partis politiques en pleine recomposition. Que reste-t-il
aux citoyens ?
Manier la faux contre les OGM ? Ceux qui ont pris cette responsabilité
citoyenne sont condamnés et, à ce titre, doivent
donner de leur salive pour inscription au registre ADN. Vont-ils
cracher à la face des institutions ? Il est urgent d’organiser
le débat public, de mettre des mots sur les conflits,
d’éloigner la violence, sourde et insidieuse, qui
crée un fossé entre les institutions et la société
civile. François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Février 2008
Le XXe siècle est terminé |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°485, février 2008 |
La tendance est à la remise en question
des fondamentaux républicains du XXe siècle.
L’Éducation nationale en premier lieu. Carte scolaire
bannie, morcellement de l’enseignement supérieur,
menace sur l’école de proximité, financement
obligatoire de l’école privée par les communes…
La laïcité ensuite. Le président revêt
les habits du chanoine de Latran pour affirmer que la République
s’est fourvoyée dans la laïcité. Plus
tard, en terre wahhabite, c’était limite qu’il
se flagelle le dos avec son bracelet-montre quand il évoqua
l’idée de Dieu.
L’encadrement des règles de l’emploi, pour
continuer : exit la durée légale du travail, le
repos dominical, le droit de grève. Plus grave peut-être
encore : abaissement de l’âge de l’apprentissage
à quatorze ans et tolérance pour les jeunes de
quinze ans, qui peuvent être mis à disposition
d’un patron sans encadrement scolaire. La vie associative
enfin. Celle qui s’occupe d’éducation populaire,
de lien social de proximité, d’action socioculturelle,
de spectacle vivant ou d’art amateur. Elle est menacée
par la fonte des crédits, aussi rapide que celle de la
glace des pôles. C’est qu’elle est marquée,
aux yeux des dirigeants d’aujourd’hui, par de nombreuses
tares : sans valeur marchande, elle bascule dans la case "
dépense " de la comptabilité publique ; palliant
les déficiences de l’État, elle en alourdit
la charge ; inscrite dans le développement local, il
est difficile de la vendre lors d’une virée à
l’étranger. Pire, elle est créatrice de
citoyenneté, c’est-à-dire d’une liberté
collective aux antipodes du libéralisme. Inquiétante
convergence des mesures. " Les enfants, le XIXe siècle
est terminé ", chantait en 1968 la déjantée
Brigitte Fontaine, en tapant dans ses mains. François
Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Janvier 2008
Au bain, marris les citoyens ! |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°484, janvier 2008 |
De tous côtés on n’entend
plus que ça : ils s’acoquinent, ils avancent désormais
main dans la main. C’est de notoriété publique,
pourquoi le cacher ? L’émulsion politicienne bat
son plein et, bien avant Pâques, les œufs seront
brouillés. Au bain, marris les citoyens ! Car ces mariages,
à trois mois des scrutins locaux, sont le fruit de tractations
entre coqs de basse-cour, validées par les appareils,
comme d’antan celles des familles de nobliaux se reconnaissant
mutuellement dignes de convoler. Lesquels arrangements seront
un nivellement par le bas des idées et des programmes
plus qu’une mise en débat contradictoire sur des
sujets qui fâchent. Dommage, le débat public local
aurait pu gagner en qualité. Je ne demande qu’à
me tromper mais, a priori, ces élections s’annoncent
comme une simple reproduction de l’existant.
Lignes de fuites
Des lieux de débat, on en cherche, localement comme au
niveau national. Ce premier grand rendez-vous d’après
la présidentielle devait être celui de la "
repolitisation " citoyenne, en contrecoup d’excès
inacceptables. Mais les attaques contre le partage du travail
se sont noyées dans une tasse de pouvoir d’achat
; le Grenelle de l’Environnement rappelle que dessiner
une perspective c’est suivre des lignes de fuite ; la
laïcité a été une erreur de la République
; les lieux de droit régalien – la justice, l’école,
l’université – se raréfient sur la
carte de l’aménagement du territoire. En voilà
des thèmes de dialogue entre l’État et le
local qui mériteraient d’être traités
par la commission nationale du débat public ! Mais, tout
comme le conseil national de la vie associative, voilà
huit mois qu’on attend son renouvellement…François
Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Décembre 2007
Les associations et la culture du résultat |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°483, décembre 2007 |
Il y a longtemps, le seigneur vivait du produit
des terres cultivées par les serfs dont il assurait la
protection. Vint le temps des patrons fournissant travail et
salaire, leurs dames faisant la charité. Puis la République
laïque a créé le social. L’indigent,
devenu " redevable " de l’État, y a peut-être
perdu sa capacité de révolte, individuelle et
collective. Pendant que la droite des riches fabriquait la croissance
et le progrès, la gauche des pauvres incarnait le cœur
et la solidarité. Bon an, mal an, les associations ont
cherché leur place entre pouvoir politique et mobilisation
citoyenne. Arrivée au pouvoir, la gauche a voulu montrer
qu’elle était capable de gérer. Le "
développement social " mettrait en cohérence
une certaine vision de l’action collective, liant activité
économique et sociétale, fonction publique et
culture d’entreprise, centre-ville et quartiers, femmes
et hommes, français de " souche " et immigrés.
La critique écologique remisait la notion de progrès,
les objecteurs de croissance fustigeaient la mondialisation.
On pensait partage du travail pour tous. Les associations ont
tenté de maintenir le lien social, de masquer les contradictions
fondamentales de notre société. Très peu
ont expérimenté, dans l’économie
solidaire, l’idée d’un citoyen debout, ressource
pour lui, ses proches et son territoire.
Balayés ces atermoiements, au rancart les pleurnicheries
sentimentales ! Aujourd’hui, c’est le résultat
qui compte. D’ailleurs, qui peut être " contre
" ? Mais de quel résultat parle-t-on ? La pensée
unique vise-t-elle un résultat clinquant de montres-bracelets,
de yachts, de dîners mondains et autres richesses tape-à-l’œil
? Je laisse ce désir que je ne partage pas à quelques
cinglés, aveugles et sourds à leur environnement.
On ne peut pas demander à l’association de quartier
de conduire une équipe de mômes vers le sport de
compétition sans que ses joueurs aient fait l’expérience
positive du vivre ensemble, de l’engagement collectif,
du projet. C’est ce résultat que visent les associations.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Novembre 2007
Encore un match de perdu |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°482, novembre 2007 |
Les médias jouent confus quand ils nomment
décentralisation le fait qu’un président
de la République transporte ses godillots de ministres
à Strasbourg ou à Lyon. Des compétences
ont-elles été transférées ? Un nouvel
acteur est-il né, doté des moyens de son autonomie
? Non. Tout au plus devrait-on parler de délocalisation
d’un non-événement, reproduit ici puis là,
ponctuellement. Les sorties de M. Sarkozy ne sont même
pas une déconcentration de l’État.
De même, " l’ouverture ". Un système
politique est-il ouvert quand il octroie des maroquins à
quelques stars, au prétexte qu’elles incarnent
l’opposition ? Bien étroite ouverture, au ras de
la mêlée, qui déviera à peine la
trajectoire du paquet d’avants pour le reconstituer aussitôt.
Plus spectaculaire est le geste de l’ouvreur qui distille
les balles sur ses ailes, à des estafettes de sensibilités
politiques différentes. Mais ce sont des francs-tireurs
qu’on envoie au casse-pipe. Peut-on espérer qu’ils
changent la politique ? Bientôt ils s’épuiseront
dans l’exploit individuel et, probablement, dans la perte
de l’estime de soi.
La France n’est pas championne du monde de rugby, et elle
n’est pas plus proche d’un quelconque trophée
pour sa capacité de changement démocratique. François
Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Octobre 2007
Légende d’automne |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°481, octobre 2007 |
La chasse est ouverte dans le Sud, par lequel
les ramiers migrateurs pénètrent sur le territoire,
en route vers le Nord (Cherbourg plutôt que Calais). On
imagine les préfets. Planqués dans les taillis
ou scrutant l’horizon du haut des palombières,
ils visent le chiffre de 25 000. Ailleurs, les agents de la
collectivité organisent des battues, un aérosol
répulsif au baudrier, pour pousser le SDF hors de son
abri. Pire encore : les pouvoirs publics pourraient être
dotés de l’arme biologique pour vérifier
l’authenticité du regroupement familial des intrus
immigrés.
On se prend à rêver. Un policier appréhende
une jeune fille, cheveux longs et blonds, sur un scooter qu’elle
prétend avoir emprunté à une amie. Bien-sûr,
elle n'a pas l’assurance du véhicule, ni ses propres
papiers... " Et vous dites que vous êtes la fille
du président ? Z’allons vérifier ça
au poste ! ". Test négatif, rien à voir avec
l’ADN du président. Il faudra l’intervention
spéciale de Cécilia pour sortir sa fille de cette
mauvaise situation.
Les choses publiques se brouillent, où se mélangent
l’ordre moral et la morgue cynique du m’as-tu-vu
dans mon yacht, où l’on nomme un ministre pour
dans trois mois, lequel instrumentalise pieusement un symbole
de la République pour dynamiser ses rugbymen. C’est
le retour de l’idéologie totale et de la politique
zéro. François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Septembre 2007
Municipales 2008, c’est parti |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°480, septembre 2007 |
Septembre 2007, mars 2008 : six mois. C’est
parti pour les municipales. Car il faudra plus d’un jour
et d’une nuit, d’un nycthémère donc,
pour prendre votre mairie, citoyens ! Des édiles reluquent
déjà chaque tête qui dépasse localement
comme celle d’un concurrent à surveiller. Un vrai
cauchemar (nightmare, disent les Anglais), une parano peu reluisante.
D’autres cherchent à façonner des alliances.
D’autres encore, dans les villages notamment, s’inquiètent
de constituer une liste en nombre suffisant….
Animateurs du débat local, les tenants de la démocratie
délibérative peuvent avoir à livrer un
rude combat (social, idéologique, politique) pour s’imposer.
Leurs armes ? Une bonne connaissance du territoire et de ses
ressources, basée sur des échanges entre groupes
les plus divers possible, le plus souvent hors des sentiers
battus de la pyramide représentative. Rapports sociaux
irremplaçables.
Mais au-delà, le contexte politique et institutionnel
demande de manier des clés d’analyse avec un recul
suffisant pour bâtir des projets durables. La gouvernance,
la solidarité, l’innovation doivent pouvoir s’appuyer
sur une maîtrise des enjeux territoriaux (la montée
en puissance de l’intercommunalité) ou plus vastes
encore par les thèmes qu’ils englobent. En matière
d’écologie, de développement solidaire,
de justice sociale, l’expérience d’autres
acteurs pourra s’avérer utile. Ne pouvant répondre
à toutes les sollicitations locales, si passionnante
soit chacune d’elles, l’Adels réunira prochainement
un séminaire national (sur invitation) dans l’idée
de faire réseau et de doter tous les candidats d’un
arsenal d’arguments pacifiques, mais déterminés.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Juin 2007
La lutte des classes, les bans de l’école |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°479, juin 2007 |
La société civile – puisque
" peuple " ne se dit plus – est aujourd’hui
médusée par l’ampleur de la contradiction
à laquelle elle est confrontée. En témoigne
la question de la carte scolaire. Giflés par la froideur
dominatrice d’une économie qui délocalise
pour polluer, licencie pour parachute-dorer, nous sentons confusément
que la solidarité républicaine est une morale
qu’il faut muscler pour combattre celle justifiant que
l’élite se regroupe dans les classes de niveau,
dans les établissements d’excellence, dans les
écoles supérieures du pouvoir. Mais, constatant
les frontières spatiales, sociales, raciales et économiques
qui scarifient le territoire et séparent visiblement
relégation et intégration, opulence et déshérence,
choix de vie et lendemains contraints, qui choisirait de relever,
en combat singulier, le défi des contradictions à
l’œuvre ? Aucun parent d’élève
ne peut prendre son enfant en otage pour éradiquer la
terreur individualisée qui circule dans les rangs de
l’école, divise au lieu de différencier,
organise la concurrence plutôt que la coopération.
Le yacht à Malte, la Lanterne à Versailles et
le jogging partout ne sont que des images insolentes, de l’ordre
du " happy slapping " actuellement en procès.
La véritable arrogance sociale et l’incivilité
se jouent ailleurs. Elles sont moins médiatiques, plus
profondément angoissantes, enfouies dans nos institutions
et nos représentations collectives. N’attendons
pas d’un État (fût-il local) qu’il
recompose autoritairement la carte scolaire. Confions aux associations
laïques et civiques le soin de mettre en débat la
crise sociétale que révèle la question
de la carte scolaire. Aux syndicats d’enseignants d’organiser
un jury citoyen capable d’expertise populaire sur l’école.
Aux communes d’ouvrir commissions extra-municipales et
conférences de consensus pour dessiner une carte scolaire
soutenable. François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Mai 2007
Place à la contamination positive |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°478, mai 2007 |
Une fois écumée l’effervescence
médiatique présidentielle, que distingue-t-on
dans le chaudron du bouillonnement social réel ? Ce qui
ne nous tue pas nous rend plus fort.
Premier fait marquant : un taux de participation réconfortant
bien qu’insuffisant pour engager le changement, qui prend
à revers les théoriciens du déclin politique.
Ensuite, la lepénisation des esprits n’a pas eu
lieu, mais il semble prudent d’attendre. La tendance a
largement atteint les discours, et donc les esprits.
Quelques studios radio et plateaux TV sont encore le barycentre
de l’élection. Mais les débats en région
progressent, les initiatives citoyennes se sont multipliées,
et il y a là un formidable levier à utiliser.
Il est vrai que les éléphants se sont remis à
barrir dans la savane, législative cette fois. L’arithmétique
d’appareils restera-t-elle une science sourde aux questions
de société ? Ces questions de société,
justement, ont donné lieu à des constats, des
diagnostics, des révoltes, des propositions alternatives,
des jugements d’experts, des promesses de candidats, sur
les plans institutionnel mais, surtout, sociétal. Le
" je ne sais quoi " qui a fait que la recette a pris
une saveur particulière cette année. Comment installer
durablement cette expérience positive, dans la démocratie
quotidienne, sur les territoires de citoyenneté ? Les
réseaux associatifs et citoyens, malgré les tourments
organisationnels et financiers dont nombreux témoignent
aujourd’hui, doivent s’organiser. La résistance
n’est pas qu’un idéal, elle a surtout besoin
de petits gestes de contamination positive. François
Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Avril 2007
La présidentielle, comme une lettre à La Poste |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°477, avril 2007 |
L’humour en publicité, le procédé
est vieux comme mes robes, dirait ma tante. Mais que l’humour
mercantile soit vecteur de message politique, c’est plus
récent : cela date de la campagne présidentielle
de 1974, si ma mémoire est bonne, et de la pub Citroën
" Avec la CX, changez de régime ".
L’exercice de style atteint ses limites et ne fait plus
rire du tout quand il s’agit de vanter la marchandisation
des services publics. Que La Poste, pardon, La Banque postale,
fasse passer pour escroc l’expéditeur qui n’utiliserait
pas le tarif " prioritaire ", c’est insupportable,
particulièrement pour qui constate que ses envois sont
fréquemment perdus. Que la SNCF ose comparer ses passagers
à des héros du quotidien, les banlieusards cons
et cernés comme moi apprécieront, eux dont les
trains sont souvent supprimés ou en retard. Les messages
commerciaux des candidats à la présidentielle
relèvent parfois de la même faute de goût,
et font également grincer des dents. Bons mots et traits
d’esprit étant le fait des marionnettes et des
imitateurs, reste aux candidats à forcer le trait pour
exister, et ce n’est pas drôle. On avait déjà
fustigé ici les vannes éléphantesques sur
Ségolène Royal. Mais comment réagir à
l’humour de l’ancien ministre de l’Intérieur,
qui use à outrance du comique de répétition
(quatre-vingt-dix fois le mot France lors d’une récente
allocution), ou à l’utilisation du faux-nez chez
Bayrou, chantre de la défense de la veuve, de l’ouvrier
et du paysan ? François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Mars 2007
Selon que vous soyez gros ou maigre... |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°476, mars 2007 |
Le ministère de la Santé à
présenté son deuxième programme national
" nutrition santé ", avec obligation d’insérer
dans les publicités alimentaires des messages sanitaires,
en gros de la prévention contre l’obésité.
En même temps, l’Inséé nous propose
de calculer notre indice personnalisé des prix à
la consommation (IC). On sait que pour les ménages à
faibles revenus, le logement arrive au premier rang des dépenses,
la part de l'alimentation en second. Entendue récemment
sur une radio publique, une jeune femme témoignant de
son impossibilité de satisfaire les envies de ses petits
chérubins, avouait que " le seul moyen d’éviter
la paire de baskets à 200 euros est d’acheter des
produits alimentaires de marque, pour réduire leur frustration
". Produits issus de l’industrie agroalimentaire,
décriés depuis longtemps par les nutritionnistes
comme trop gras, trop sucrés, trop salés. L’indice
de masse corporelle (IMC), dont nous bassinent les magazines
féminins, permet lui d'évaluer la masse graisseuse
d'une personne. Faisons une corrélation entre l’IMC,
l’IC et les règlements de l’OMC, ce dernier
favorisant les grands groupes industriels, notamment agroalimentaires.
Additionnez votre IMC et votre IC, multipliez par le poids des
pays exportateurs de produits agricoles à l’OMC
et divisez le tout par les bénéfices cumulés
des dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux. Vous
obtenez votre IIM (indice d’intérêt mondial).
Là, tout devient limpide. Quelque soit votre IIM, pas
d’inquiétude, et surtout plus de régime
: de toute façon, si vous êtes pauvre, vous serez
gros – ou mal portant, tout n’est pas écrit
d’avance. Sauf que, pardon, bonne nouvelle : le petit
caporal de Neuilly s’est déclaré favorable
à la publicité pour le vin à la télévision.
Une décision favorable à l’IIM des plus
défavorisés, c’est certain. Blanche
Caussanel
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Février 2007
Côtés obscurs |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°475, février 2007 |
Début d’année édifiant
sur la fragilité de la démarche participative.
Le traitement événementiel de l’actualité
veut cela : un jour, la démocratie participative c’est
LA nouvelle attitude politique qui va tout changer. Ses faiblesses
? elles sont preuves de disponibilité au changement…
Le lendemain, c’en est fini. Il n’y a rien à
attendre de quelqu’un qui n’a pas de message ; l’écoute
de la demande, c’est le degré zéro de la
politique. Le doute s’insinue et laisse planer un profond
discrédit sur la notion et sur les pratiques qui peinent
à imposer leur légitimité.
En faisant la une des médias, la disparition de l’abbé
Pierre illustre encore les rapports ambivalents du politique,
de l’économique et du social. Côté
clair : l’émotion semble profonde, presque de nature
à créer un puissant mouvement collectif. Les laïcs
notent l’œuvre du citoyen et les ultralibéraux
s’inclinent devant la détermination du militant.
Pauvres et riches ensemble sur le parvis, l’image est
belle.
Côté sombre, les questions : cet élu, tout
perclus de compassion, n’a-t-il pas refusé d’appliquer
la loi SRU sur le territoire dont il a la charge ? Cette loi
en préparation sur le droit au logement opposable, elle
changera quoi ? Et puis, cinquante ans de gueulante pour en
arriver à cette terrifiante similitude entre 1954 et
maintenant… Ce n’est pas un peu désespérant
?
Dans sa carte de vœu, Hamida, militante de la cause des
femmes en banlieue, donne la parole à Albert Camus dans
Le vent à Djemila : " l’espoir, au contraire
de ce qu’on croit, équivaut à la résignation.
Et vivre, c’est ne pas se résigner. " .
François Hannoyer
adels@adels.org,
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Janvier 2007
Affaires étrangères… aux citoyens ? |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°474, janvier 2007 |
Avril approche, nous entrons dans une période
délicate : élire un chef d’État demande
de réfléchir sur son rôle, les fonctions
de représentation qu’il ou elle devra exercer "
au nom de la France " dans le concert des relations mondiales.
Combien, parmi les électeurs, se posent la question en
ces termes ? On jauge plutôt la capacité des candidats
à ferrailler sur de multiples sujets politiques, économiques,
socioculturels… Trop souvent, le débat est engoncé
dans des problématiques hexagonales. C’est une
double ambiguïté connue, à une autre échelle,
dans les instances participatives de quartier : d’une
part, certains déplorent que nos concitoyens ne parlent
que d’éclairage public et de bordures de trottoirs.
D’autre part, l’habitant qui veut mener localement
une réflexion globale est jugé incompétent,
supposé animé d’intentions politiciennes,
bref, illégitime. Coopération internationale et
relations quotidiennes de proximité sont bien sûr
intimement liées et le discours des prétendants
présidentiels mérite d’être analysé
sous cet angle. Pendant que le ministre de l’Intérieur
fustige ces étrangers qui arrivent sur le territoire,
le même candidat " à la magistrature suprême
" déplore la fuite des cerveaux français
vers l’étranger. Il porte sur ces flux le même
regard inquiet, voire agressif. Ne serait-il pas plus sain d’envisager
ces mouvements dans le cadre d’échanges équilibrés,
entre des pays partenaires reconnaissant mutuellement les avantages
de la coopération ? Cela changerait notre perception
des frontières et, dans le même temps, le regard
que nous portons localement sur l’immigration et sur son
potentiel de développement.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Décembre 2006
Un nouveau Territoires, mais pas sans vous ! |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°473, décembre 2006 |
En 1996, l’Adels choisissait de scinder
Territoires en deux cahiers pour différencier dossier
thématique et traitement de l’actualité
des acteurs de la démocratie participative. Dix ans plus
tard, en janvier 2007, la nouvelle formule, sous forme d’un
magazine, témoignera du formidable élan de société
pour la participation, maintenant incontournable dans les discours
politiques, révolution douce dans la gestion des services,
contribution essentielle des initiatives citoyennes au changement
de nos institutions.
Territoires s’inscrit dans cette modernité qu’elle
a participé à créer. Fruit d’une
réflexion associative, éditoriale et rédactionnelle,
la nouvelle revue répondra aux aspirations des lecteurs
par un format plus grand, l’apport de la couleur, des
rubriques plus nettement affichées, l’alternance
d’informations courtes et d’analyses, la création
de liens entre lecteurs de la revue papier et débatteurs
sur le site internet. Avec Territoires, la presse associative
et militante s’engage dans les enjeux contemporains, sans
succomber aux sirènes de la mode. L’indépendance
et le recul restent de mise, comme la volonté de croiser
vos savoirs d’élus, de techniciens, de militants,
d’organiser le lien entre vos proximités dans une
vision politique globale. Vous êtes lecteur, devenez rédacteur,
débatteur, soutien : le nouveau Territoires ne se fera
pas sans vous !
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Novembre 2006
Vive la méthode gloB-A-bale ! |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°472, novembre 2006 |
En apprentissage de la lecture comme en participation
politique, s’il est indispensable de maîtriser la
lettre, il est tout aussi nécessaire de comprendre l’esprit
du propos pour bien lire, comprendre aisément et s’impliquer.
Le lecteur est acteur, c’est une évidence avec
laquelle l’instituteur comme l’animateur du débat
public a appris à composer depuis longtemps, proposant
alternativement un décryptage syllabique ou une réflexion
globale sur les choses.
De même, ici comme là, l’autorité
n’est pas de mise. Elle n’est pas la posture ad
hoc pour promouvoir la compréhension, le jugement, et
encore moins l’accord. Le volontarisme unilatéral
de la personne qui détient l’autorité, si
légale soit-elle, n’est ni légitime ni efficace
pour mobiliser l’individu ou la collectivité, rendre
capable de jugement privé ou public, logique ou politique,
sur les textes proposés et l’environnement qu’on
donne à lire. Davantage qu’au B-A-ba de la décision
publique locale, c’est au sens de la politique que les
citoyens prétendent participer. Pour avoir pratiqué
la concertation dans sa ville, Gilles de Robien, ancien maire
d’Amiens, ne l’ignore pas et devrait souffler cette
leçon au ministre qu’il est devenu.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Octobre 2006
Oui aux interpellations massives |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°471, octobre 2006 |
Dans sa lettre au ministre de l’Intérieur,
le préfet Cordet décrit son département
(le 9-3) sans concession. Plaidoyer à charge contre l’ennemi
intérieur, il amalgame clandestins et étrangers,
jeunes et délinquants, animateurs et Islam. Les institutions
ne sont pas épargnées. La justice, les forces
de l’ordre, assujetties à la politique spectacle,
sujettes au turn-over, minées par les guerres des polices,
harcelées par l’IGS. Le plaignant passe aussi la
brosse à décaper sur d’autres phénomènes,
que le lecteur analyserait plutôt comme des causes, comme
le délabrement de l’habitat ou la proximité
de l’éclatante richesse des entreprises qui s’implantent
dans le 9-3 et de la pauvreté qui s’accroît.
En conclusion, Le Monde relève ce mot du préfet
: " L’uniformité sociale et économique
de la Seine-Saint-Denis, telle qu’elle existait depuis
l’après-guerre, est en train d’exploser.
"
Ainsi, le destinataire de la lettre n’est pas Nicolas
Sarkozy. L’adresse devrait interpeller les prétendants
candidats aux prochaines élections et, bien au-delà,
tous les acteurs de ce pays. Quelles alternatives proposez-vous,
tenants du développement durable ou de la démocratie
délibérative ? Est-il raisonnable d’en appeler
à la mobilisation de la société civile
face à une crise civique et sociale aussi profonde ?
Éléments de réponse aux 10e Rencontres
de la démocratie locale, à Dijon, les 20 et 21
octobre.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Septembre 2006
S’engager, c’est mettre en gage |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°470, septembre 2006 |
À l’invitation de Chrétiens
dans le monde rural (CMR), l’Adels a participé
à une semaine de formation en Aveyron, sur le thème
" Motivés pour la rurale politique ". De quels
moyens disposent les citoyens pour débattre de l’avenir
des hommes et de leur travail, des filières
économiques dans lesquelles ils s’insèrent,
de leur inscription dans un projet de territoire ? Les espaces
spécifiques (partis, syndicats, instances de concertation)
paraissent bien étroits et
repliés sur eux-mêmes – voire inspirent la
méfiance – aux yeux de qui veut ouvrir un
débat global.
Le document audiovisuel sur le développement durable
réalisé et présenté par une équipe
d’agriculteurs Aveyronnais visant à interpeller
les acteurs de leur territoire – et bien au-delà
peut-être, grâce au réseau CMR – montre
que la vie associative est un lieu, rare et précieux,
de production d’intelligence sociale, économique
et donc politique. Mais les savoirs échangés en
groupe restreint seront-ils réinvestis plus largement
? Au prix de quelle énergie dépensée à
se faire reconnaître ? Souhaitons bon vent à cette
initiative citoyenne. Beaucoup de chemin reste à parcourir
pour que son engagement, gage de ressource sur le territoire,
soit accepté.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Juin 2006
Vade retro, commissions |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°469, juin 2006 |
De rétro-commissions en salaires fictifs,
de secret défense en amnistie présidentielle,
l’État donne une image abjecte de la chose publique.
En confondant les finances privées et l’économie
nationale, l’intérêt personnel et la représentation
politique, on discrédite bien plus que les seuls personnages
qui, avec un cynisme supplémentaire, avouent tout haut
attendre impatiemment que le mondial de foot et la trêve
estivale détournent les regards et les jugements.
On salit le mandat de tout le personnel politique, et particulièrement
des élus qui sont tous les jours davantage assimilés
au détestable " tous pourris ".
Jusque dans la gestion locale. Quel regard porteront sur les
maires-shérifs les parents de jeunes qu’on aura
tôt fait d’enfermer dans la case " délinquant
" ? Quel (res)sentiment anime les familles qui attendent
une HLM quand le Parlement tente de voter la suppression de
l’obligation du quota de 20 % de logements dans les villes
de plus de 3500 habitants ?
L’été arrivant, les citoyens préfèreront
tourner leur attention vers ceux qui désobéissent
en publiant des études de vulnérabilité
des futurs réacteurs nucléaires, ou ceux qui,
avec le Réseau éducation sans frontières,
entrent en résistance pour accueillir des enfants menacés
d’expulsion.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Mai 2006
La délibération fait un tabac |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°468, mai 2006 |
Au jeu des rapports binaires pouvoir / contre-pouvoir,
le gouvernement a perdu.
Le CPE a été retiré, mais la leçon
n’a pas servi. Dès le lendemain, un ministre
a voulu imposer à
l’Assemblée nationale une mise à jour
sans débat de la loi sur le tabagisme, pourtant vraisemblablement
consensuelle. " Nous voulons délibérer,
nous sommes là pour ça ". C’est un
parlementaire qui s’insurge, UMP qui plus est, blâmant
ce déni de démocratie. Car il est maintenant
évident – sauf aux yeux du pouvoir – qu’évoquer
la seule majorité issue des urnes n’est pas une
raison suffisamment légitime pour gouverner.
Mais le cerveau politicien fonctionne sur d’autres stimuli.
C’est aux partis de gauche que la droite voulait répliquer.
Quelques jours après cette nouvelle déconvenue
(le projet de loi est retiré de l’ordre du jour),
un autre député nous apprendra qu’il était
urgent de légiférer " pour occuper la niche
" et ne pas laisser au Parti socialiste l’avantage
d’inscrire à son programme une proposition de
santé publique.
La saison électorale veut cela : dans les mois à
venir, il faudra apprendre à décrypter les jeux
de plateaux en décelant ce qui se passe sous la table,
dans les officines partisanes. Les citoyens, eux, profiteront
de la période pour faire de la politique.
En délibérant.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Avril 2006
Savoirs dans la démocratie |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°467, avril 2006 |
Qui consulte qui ?
L’actualité sociale porte à réfléchir
sur les liens entre consultation et participation. Avez-vous
entendu l’avis du Conseil économique et social
sur les mesures de contrôle social proposées
par le gouvernement ? Connaissez-vous la position du Conseil
national de la jeunesse sur le CNE ou le CPE ? Serait-il jugé
opportun que la Commission nationale du débat public
crée une commission particulière sur les modes
de traitement social du chômage ?
Deux types de questions se font jour. D’abord sur la
consultation, notion ambiguë, manipulable à l’envi,
conflictuelle.
Qui consulte qui ?, à quel moment du débat public
et sur quels enjeux ?, avec quelle influence possible sur
la décision finale ? Le référendum local
organisé à Saint Denis (93) sur le droit de
vote des résidents non communautaires montre ainsi
l’abîme vertigineux entre l’acte symbolique
et l’incapacité de la consultation à changer
le droit. Sur les questions sociales ensuite. Entre démocratie
participative et institutions représentatives, les
ponts ne sont pas
visibles. Les syndicats, les coordinations, les partis veillent.
Mais ils peinent à trouver
l’espace public où mettre le conflit en débat.
Au Printemps de la démocratie, à Paris, une
femme disait en substance : " Le Conseil de quartier
ne sert pas à résoudre la situation du SDF qui
est à notre porte. Je me sens comme une figurante.
"
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Mars 2006
Savoirs dans la démocratie |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°466, mars 2006 |
Un jeune invective les participants d’un
débat public : " Vous ne savez rien de ce que
vivent les gens, vous n’avez pas le droit de parler
à leur place. " La question de la démocratie
est intimement celle de la confrontation des savoirs. Elle
n’a rien de spontané et ne peut être improvisée.
Au-delà d’un altruisme qui comporterait des relents
nauséabonds, les agents, les bénévoles
et les professionnels des organisations " média
" entre la population et la politique (les associations,
les services publics, l’éducation populaire,
les administrations) sont-ils les porteurs légitimes
d’un savoir citoyen suffisamment élaboré
pour s’imposer dans le débat public local et
prendre part à la hiérarchisation des décisions
?
La question des savoirs populaires est objet de controverses
scientifiques. Pour ne pas être cantonnées dans
une proximité enfermante sous forme d’une contribution
concédée par l’élite, et pour gagner
le statut de " révolte légitime ",
les notions d’expertise citoyenne ou de savoirs d’usage
doivent être déconstruites pour devenir opposables
dans la conduite des changements politiques durables. Association
d’éducation populaire, l’Adels veut être
clairvoyante sur ces trois registres – social, institutionnel
et politique.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Février 2006
Logo.asso.gouv.fr |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°465, février 2006 |
Les relations entre l’État,
les collectivités locales et les associations sont
loin d’être stabilisées. En témoignent
les atermoiements dans le versement des subventions aux réseaux
nationaux. Récent épisode peu glorieux, des
courriers annonçant à des associations nationales
que leurs subventions, largement amputées, leur seraient
accordées si elles répondent dans les 24 heures
; dates d’arrivée des courriers : le 23 et le
30 décembre. Faut-il préciser que nous parlons
des financements pour 2005 ?... Mais il semble qu’un
autre acteur s’invite dans le débat public/privé
: les fondations d’entreprises. La culture, l’environnement,
le logement social semblent intéresser le mécénat
d’entreprise. La tendance mérite d’être
suivie de près. D’abord par pragmatisme : est-ce
que l’État, confusément, ne verrait pas
d’un bon œil que les entrepreneurs investissent
sur des dossiers qui pèsent lourd dans la gestion publique
? La seconde est plus politique. Que l’État trouve
dans le capital privé les relais financiers de ses
projets politiques pose le problème de la contrepartie
demandée. Les quarante dernières années
ont montré que les trois activités citées
génèrent d’insondables problèmes
de société quand leur gestion est celle de simples
biens de consommation.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Janvier 2006
Démocratie délibérative |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°464, janvier 2006 |
Sur nombre des chantiers qu’elle mène,
l’Adels vérifie que la démocratie participative
est une révolution douce mais déterminée,
qui s’installe dans les relations quotidiennes entre
acteurs. Prenons par exemple la notion de délibération.
À entendre les commis de l’État ou certaines
associations d’élus, quand les citoyens délibèrent,
ils tchatchent et se renseignent en vue d’une décision
qu’ils ne prendront pas. La délibération
des élus est d’une tout autre nature puisqu’elle
contient la décision. Comment, dès lors, situer
la notion de démocratie délibérative
?
Le débat n’est pas seulement sur l’emploi
des mots. L’épithète " délibérative
" ne réduit pas l’exercice de la démocratie
au seul exercice du débat : elle qualifie le temps
de la procédure davantage que le résultat. Le
terme " démocratie délibérative
" est l’autre face de la "délibération
démocratique ". Ceux parmi les élus qui
ont fait l’expérience du dialogue avec l’État
(quand il mène le débat public) comprennent
la déception des citoyens face à l’insatisfaisante
offre de délibération, et se montrent plus enclins
à la concevoir comme lieu de coproduction de la décision.
Ils ne sont pas pour autant déshabillés d’une
once de pouvoir. C’est donc bien de
décentralisation dont il est question.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05
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Décembre 2005
L’effet réseau, chemin faisant |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°463, décembre 2005 |
En publiant Renouveler la démocratie
: oui, mais comment ?, sous la plume de Serge Depaquit, et en
prolongeant cette initiative par des soirées débat,
l’Adels répond à une forte demande d’acteurs
de nombreux territoires. Les participants n’ont pas la
prétention de résoudre la crise de la représentation,
l’impudeur d’émettre des solutions pour échapper
à la
société de l’incertitude. Tout au plus constatent-ils
qu’en contribuant à la réflexion, ils cheminent.
Nourris d’expériences locales, ils échappent
au leurre de la proximité. Enclins à ouvrir des
perspectives politiques, ils ne visent pas un horizon fuyant
: ils savent que la société de demain se construit
dans la délibération " ici et maintenant
".
Ce mois de novembre a aussi été le mois des rencontres
avec les professionnels et les bénévoles de l’union
Peuple et culture en université d’automne, ceux
des centres sociaux dans la Cité de la participation,
les professionnels de l’union régionale des MJC
en Rhône-Alpes. D’un lieu à l’autre,
les idées circulent. L’Adels est ainsi au cœur
de son projet associatif. Ces rencontres nourrissent Territoires,
et, réciproquement, les lecteurs de la revue investissent
avec une énergie nouvelle les territoires dans lesquels
ils sont impliqués.
D’autres rencontres se préparent à Marseille,
Lyon, Nantes… et peut-être chez vous si vous souhaitez
cheminer quelques heures avec les membres de l’Adels.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05 |
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Novembre 2005
Convergences vers Dijon |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°462, novembre 2005 |
Les Xe Rencontres de la démocratie locale,
à Dijon, les 20 et 21 octobre 2006, se préparent
dès maintenant, en collaboration avec les futurs participants.
Les premiers à se mettre au travail seront les membres
de conseils de quartier de près de quarante villes en
réseau. Une large liste de thèmes à traiter
va leur être proposée par l’Adels. Chaque
groupe local est invité à indiquer en retour un
thème qu’il souhaite traiter pendant l’année.
Les thèmes retenus (ceux qui donnent lieu à des
échanges nourris entre les groupes) seront traités
en forums le vendredi 20 octobre 2006 après-midi. Vers
ceux-ci convergeront des groupes citoyens de tout le territoire
pour mutualiser, capitaliser les expériences et tracer
les lignes futures de la démocratie participative.
Les groupes qui ne seraient pas inscrits sur la liste de diffusion
et souhaiteraient être partie prenante du dispositif sont
priés de se faire connaître.
Autres temps forts des Xe Rencontres : la table ronde citoyens
/ politiques (21 matin) et les ateliers thématiques (21
après-midi) seront présentés prochainement.
Ils donneront lieu,
eux aussi, à une convergence d’associations, d’élus,
d’experts sollicités par l’Adels sur les
champs de l’action publique locale revisitée sous
l’angle de la participation.
François Hannoyer
adels@adels.org,
01 43 55 40 05 |
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Octobre 2005
Sciences citoyennes |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°461, octobre 2005 |
Éducation populaire, science, technique
et citoyenneté. En animant un débat à la
Cité universitaire sur éducation populaire et
développement durable, c’est beaucoup plus qu’un
acte isolé que l’Adels a réalisé,
rapprochant deux secteurs d’activité peu fréquemment
en contact.
L’association s’est aussi liée à deux
laboratoires associés au CNRS pour travailler sur les
transferts de savoirs entre experts scientifiques, techniques
et citoyens. L’Adels est encore impliquée dans
un travail avec le Mouvement pour un développement solidaire
sur les moyens de faire reconnaître l’expertise
d’usage dans la décision publique. Avec le Syndicat
de l’éducation populaire dans un cercle d’étude
sur l’éducation populaire, elle observe ses modes
et ses méthodes d’intervention dans l’histoire
et dans les enjeux contemporains. Initiatives nombreuses, au
milieu de beaucoup d’autres encore qui semblent converger
vers une problématique centrale : les intermédiaires
entre politiques et citoyens, et particulièrement les
associations d’éducation populaire, leurs salariés,
leurs militants, sont-ils, aujourd’hui, des acteurs de
la démocratie participative et, à plus long terme,
les laboureurs d’un terreau de nouveaux modes de gouvernance
? François Hannoyer
Association science technologie société (ASTS)
:
01 44 89 82 82, le_lien@asts.asso.fr
Mouvement pour un développement solidaire :
mds@globenet.org
Syndicat de l’éducation populaire Sep-Unsa-Éducation
:
http://sep.unsa-education.org
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Septembre 2005
Rentrée littéraire |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°460, septembre 2005 |
L'un et l’autre représentent des
travaux de longue haleine. Et l’un et l’autre, chacun
à sa manière, sont des aventures collectives.
Pour la rentrée, l’Adels publie deux ouvrages qu’elle
a l’immodestie de juger importants. Le premier se nomme
Pour une culture de la participation, et est l’œuvre
de Pierre Mahey. Architecte, urbaniste, mais avant tout animateur
d’espaces de débats participatifs, il a par exemple
accompagné l’Atelier de travail urbain de Grande-Synthe,
un modèle du genre. Il sait par son expérience
combien les paroles doivent êtres dites pour pouvoir être
dépassées. C’est ce qu’il fait dans
son livre, livrant avec une grande clarté sa vision de
la démocratie participative, sa nécessité,
son état d’être, ses perspectives, ses limites.
Renouveler la démocratie...
Pour une culture de la participation, 11 euro
Le second est signé par Serge Depaquit, vice-président
de l’Adels et penseur du renouvellement démocratique,
mais est le fruit d’un cheminement appronfondi de deux
ans de l’Adels sur cette question essentielle. Au final,
Renouveler la démocratie, oui mais comment ? analyse
la nature de la crise politique, ses liens profonds avec la
crise de la démocratie sociale et économique,
et propose des pistes pour s’en sortir.
Pour une culture de la participation, 11 euro
Renouveler la démocratie, oui mais comment ? (sortie
en octobre), souscription : 5 euros au lieu de 11 euros jusqu’au
30 septembre.
Adels : 01 43 55 40 05 |
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Juin 2005
Horizon 2008, déjà |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°459, juin 2005 |
L ’Assemblée générale
de l’Adels (le 27 mai dernier), qui connaît le rythme
associatif, a décidé d’orienter dès
maintenant les travaux de ses membres en visant l’horizon
2008. D’ici les municipales, l’activité ne
manquera pas. L’association perpétue son rôle
de club politique, lieu singulier de réflexion et d’échanges.
Sa singularité est basée sur trois pieds. Son
objet spécifique: la démocratie, la citoyenneté,
l’organisation des institutions et des territoires. Son
positionnement : en dehors d’enjeux politiques immédiats.
Sa volonté de diffuser son expertise: l’éducation
populaire.
Les lecteurs de Territoires, les participants aux formations
ou aux rencontres de l’Adels sont principalement des militants
politiques ou associatifs locaux, des animateurs de lieux de
médiation, des élus ou des professionnels engagés
dans la vie locale.
À ceux-là, l’Adels propose de s’appuyer
sur son texte projet et de se rencontrer dans des soirées
interactives, relayées par un réseau de correspondants
locaux et des partenariats associatifs, et lors des 10e Rencontres
de la démocratie locale. L’expérience des
dernières municipales montre la fragilité et l’isolement
des initiatives citoyennes.
L’Adels se met en capacité, dès maintenant,
d’étayer et de participer à la construction
de leur engagement, de nourrir leur projet. |
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Mai 2005
L’actualité de l’éducation populaire |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°458, mai 2005 |
L ’Adels reçoit aujourd’hui
notification du renouvellement de son agrément au titre
de la jeunesse et de l’éducation populaire. D’aucun
n’y verront qu’une formalité obsolète,
le reliquat d’un lien ancien entre une autorité
centrale et des " franchisés " sur tout le
territoire. À quoi bon, diront ceux-ci, cette référence
administrative supplémentaire ? D’autres, plus
au fait de ce que signifie cette filiation au mouvement d’éducation
populaire, pleurent sur ce qu’est devenue cette flamme
ancienne qui habitait les maisons des jeunes et autres projets
pédagogiques d’envergure nationale, voire internationale.
Ceux-là pleureront
encore dans vingt ans, comme si la nostalgie était le
seul signe de leur appartenance.
L’Adels préfère voir dans cet agrément
une amicale piqûre de rappel. Comme pour dire aux associations
: " Que faisons-nous ensemble, aujourd’hui, pour
que vive le projet d’éducation populaire ? Si les
pères fondateurs étaient nos contemporains, quelles
initiatives oseraient-ils prendre ?
À quels risques choisiraient-ils d’exposer leurs
organisations ? "
L’Adels prend sa part de responsabilité. Par Territoires,
par les séminaires qu’elle organise, par les nombreux
débats dans lesquels ses militants sont appelés
à intervenir, par le réseau de correspondants
locaux qu’elle souhaite organiser, l’association
revendique son appartenance au mouvement. Il n’est pas
de démocratie sans participation des gens. Pas de participation
sans que les institutions écoutent ce que les gens ont
à dire. Là est l’ambition actuelle de l’éducation
populaire. |
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Avril 2005
Le professionnel en retrait, l’élu à l’écoute…
Génial ! |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°457, avril 2005 |
Les premiers pas de l’association Réseau
initiatives et citoyenneté (Ric) sont le signe d’une
réussite qui fait plaisir. Après deux ans de maturation,
de journées à la Fondation de France en rencontres
thématiques décentralisées, du stand au
Festival international de la ville à l’atelier
lors des rencontres de Niort, les adhérents du Ric (qui
n’était alors qu’une association de fait
soutenue par l’Adels) se sont forgé une identité
commune, une volonté de faire ensemble, une capacité
collective à interpeller d’autres groupes. À
Voiron (Isère), le week-end du premier avril, des habitants
de Grenoble, Marseille, Montpellier, Nice, Niort, Pont-de-Claix,
Roubaix, Roussillon, Toulon, Vienne se sont donné rendez-vous
pour débattre, déambuler dans les quartiers en
cours de requalification, rencontrer des membres des conseils
consultatifs, débattre encore. Le tout, bien sûr,
ponctué de moments festifs. Deux faits marquants, aux
yeux de Myriam, Pia et Marie-Jo qui " recevaient ".
D’abord, le directeur du centre social a montré
sa totale confiance dans le groupe en le laissant agir (Mais
quel boulot que de tout organiser sans les professionnels !).
Ensuite, les élus présents, locaux, régionaux
: ils ont écouté, et le courant semble être
passé dans un sens inhabituel. Ils ont ouvert leurs yeux,
et leur regard sur les habitants semble avoir changé.
Longue vie à l’association, pour peu qu’elle
trouve des appuis (techniques et financiers).
Ric, Békir Gunès : 01 43 55 40 05, 06 07 24 52
44 |
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Février 2005
Ce que les 9e Rencontres ont donné à voir |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°455, février 2005 |
Il est trop tôt pour dresser le bilan
des Rencontres de la démocratie locale de Niort. Mais,
d’ores et déjà, un événement
saute aux yeux : décentralisés jusque dans les
moindres parcelles du territoire, les multiples lieux d’échange
que sont les instances participatives sont peu visibles. Ils
sont pourtant désormais incontournables et constituent
un réservoir indispensable d’observateurs, de porteurs
de diagnostics, d’idées, de projets qui ne demandent
qu’à être écoutés. Rassemblez
quelques élus, agents municipaux, professionnels et militants
associatifs, citoyens engagés dans les quartiers, les
pays, les associations, les collectivités locales : vous
rendrez visibles les propositions qu’ils formulent pour
repenser le lien social dans leur quartier, l’économie
locale de leur vallée, la politique dans le monde. Que
celles-ci soient (peut-être) imparfaitement exprimées
n’a pas d’importance. Cela souligne juste l’intérêt
d’investir collectivement dans les moyens que demandent
les acteurs locaux pour affiner leurs contributions. Cette richesse
citoyenne a été évidente à Niort.
Au-delà des discours incantatoires, l’Adels y voit
le signe d’un changement profond de société.
Faire de la politique aujourd’hui n’est pas tant
prendre une – bonne – décision publique que
mettre en lumière les nombreux chemins vicinaux et citoyens
qui y mènent.
Contact : François Hannoyer,
tél. : 01 43 55 40 05, adels@adels.org. |
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Janvier 2005
Animation, modes d’emploi |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°454, janvier 2005 |
L 'animation est indispensable à la vie
démocratique d'un groupe, d'une organisation, d'un territoire,
pour mener la dynamique d'un projet, assurer la médiation
entre les acteurs et leur environnement. Pour que les transformations
auxquelles aspirent les groupes participatifs s'inscrivent durablement
dans un territoire, il faut concevoir l'animation dans sa dimension
" politique ", c'est-à-dire comme vecteur des
débats de société et comme outil au service
de la démocratie délibérative. Pour développer
tous ces sujets, l’Adels vient de publier le guide Animer
un projet participatif, modes d'emploi. On y retrouve une réflexion
sur le sens que revêt aujourd'hui l'animation, une invitation
suivre les différents temps de la vie d'un groupe porteur
de projet et, enfin, des situations et des attitudes concrètes
d’animation sont proposées comme éléments
de méthode. L’ouvrage, soutenu financièrement
par la direction régionale de l'environnement - Bretagne,
aura été un des derniers actes publics de l'Office
socioculturel rennais (OSCR), partenaire du projet, au terme
de vingt-sept années d'existence.
François Hannoyer.
Animer un projet participatif, modes d’emploi, éd.
Adels, 2004 |
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Décembre 2004
Rendez-vous aux 9e Rencontres |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°453, décembre 2004 |
Les Rencontres de la démocratie locale,
à Niort, les 28 et 29 janvier 2005, rassembleront des
membres de conseils de quartier, de conseils de développement,
de fonds de participation des habitants, des professionnels
d'associations et de municipalités. Ils ont à
partager un bilan de leurs pratiques dans ces instances de médiation
entre la société civile et les élus, entre
la demande sociale et son traitement dans la décision
publique locale. Leur expérience est irremplaçable.
Elle est un socle indispensable pour interroger nos institutions,
nos modes de gestion des territoires et, au-delà, participer
à la redéfinition du contrat démocratique.
La période est la bonne puisque le calendrier électoral
est vierge pour un temps : le temps pour les citoyens de s'inviter,
à leur rythme, dans le débat sur le Politique,
avec les arguments qui sont les leurs. Et de faire entendre
le lien social qu'ils créent quotidiennement, la solidarité
qu'ils expriment dans la société, la créativité
dont ils témoignent pour inventer un développement
soutenable. Forums, débats, tables rondes et ateliers
se nourriront de leurs réussites, de leurs critiques
et de leurs propositions.
Pour tout renseignement : adels@adels.org. |
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Novembre 2004
L’autogestion aujourd’hui. Que reste-t-il de nos
amours ? |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°452, novembre 2004 |
Le 7 décembre à 18H, l’Adels
organise une nouvelle soirée-débat sur l’autogestion.
Nostalgiques, s’abstenir : les contributions préalables
sur internet et les débats qui cadreront la soirée
porteront moins sur le thème de ce qu’a été
l’autogestion hier qu’un regard sur ce qu’elle
structure dans la vie collective contemporaine. À l’heure
des 35 heures et de la production immatérielle, est-ce
une manière de penser les relations sociales dans l’entreprise
? Est-elle un positionnement alternatif à la mondialisation
de l’économie ? Participe-t-elle à modifier
la répartition de la richesse ? Propose-t-elle un regard
politique global sur le local et le développement ? Qui
se réclame ou pourrait se réclamer de l’autogestion,
aujourd’hui ? Existe-t-il une continuité historique
de cette notion qu’on disait utopiste ? Ses acteurs se
reconnaissent-ils mutuellement ? L’autogestion reste-t-elle
un projet d’avenir ? À ces questions et à
d’autres, les regards croisés d’acteurs se
répondront.
Contact : François Hannoyer,
tél. : 01 43 55 40 05, adels@adels.org. |
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Octobre 2004
C'est encore loin, Niort ? |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°451, octobre 2004 |
Les Rencontres de la démocratie locale
affichent maintenant un thème qui n'est pas encore un
titre : " Les citoyens, acteurs du renouvellement de la
démocratie ". L'organisation des travaux se dessine.
Rencontres d'acteurs d'abord le vendredi : conseils de quartier,
conseils de développement, dispositifs d'appui aux initiatives
d'habitants, étudiants futurs professionnels de la démocratie
locale. La journée se terminera par un buffet et un bal.
Le samedi ensuite, en plénière, les différents
groupes partageront une synthèse éclairant mutuellement
leurs pratiques de citoyenneté active. Puis un débat
en fin de matinée avec des élus : " Comment
envisager l'alliance entre la société civile et
le Politique ? " Enfin, après le déjeuner,
dans la grande tradition de l'éducation populaire, des
ateliers de vingt à trente personnes. La liste des thèmes
est encore ouverte. Pour une édition et un envoi du programme
à mi décembre, cela laisse un peu de temps à
tous les partenaires pour participer à l'élaboration
du programme. Les Rencontres de la démocratie locale
sont soutenues par la ville de Niort et le conseil régional
de Poitou-Charentes.
Les 9e Rencontres
de la démocratie locale,
Les 28 et 29 janvier 2005 à Niort
Avec l'Adels, l'Unadel et le RIC
Contact : François Hannoyer,
tél. : 01 43 55 40 05, adels@adels.org. |
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Septembre 2004
Démocratie de proximité en villes moyennes : dispositifs
et enjeux |
| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°450, septembre 2004 |
L'Adels participe aux Rencontres nationales
portées par la ville d'Auxerre et la Fédération
des maires de villes moyennes, les 14 et 15 octobre prochains
sur le thème :
Une table ronde d'ouverture montrera comment proximité,
solidarité et efficacité se conjuguent autour
d'un premier constat : si la démocratie locale doit permettre
à tous les habitants de comprendre les enjeux de la gestion
municipale, elle doit aussi permettre de prendre pied dans les
grands défis que la société et la planète
doivent relever.
Puis quatre ateliers traiteront simultanément de la démocratie
de proximité comme outil d’évaluation publique
des enjeux locaux ; comme moyen de mobilisation des citoyens,
des services, des élus ; comme lieu de mise en cohérence
des initiatives à partir du projet municipal ; comme
moment dans la décision publique locale.
Les questions de mise en œuvre alimenteront les ateliers
du 15 octobre : quels outils pour élaborer un diagnostic
partagé, quels vecteurs pour informer, communiquer, se
connecter, quels moyens de formation, quelle organisation de
la démocratie dans les différentes échelles
de territoires ?
La table ronde de clôture ouvrira sur les pratiques de
renouvellement urbain et d'Agendas 21.
www.adels.org
Contactez-nous !
Adels : 01 43 55 40 05, adels@adels.org. |
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Juin 2004
Rencontres réunionnaises de la démocratie locale
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| Tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°449, juin 2004 |
Une centaine d’acteurs de " l’éducation
émancipatrice tout au long de la vie ", thème
des 3e Rencontres réunionnaises de la démocratie
locale, se sont retrouvés à Saint Leu, le 26 mai
2004. Ce thème a mobilisé des responsables d’associations,
des universitaires, des chefs d’entreprise, des parents
d’élèves, des responsables du groupe inter-religieux,
des travailleurs sociaux, des citoyens, etc. Il en est ressorti
trois questions, débattues en ateliers : comment permettre
à chaque personne de sortir de sa dépendance,
en sachant que si les chaînes de l’esclavage ont
été brisées en 1848, elles sont encore
présentes dans les mentalités et l’exercice
du pouvoir ? Comment changer d’ère, en passant
de l’état de minorité, avec des tuteurs,
à l’égalité sur la place publique
? Comment réhabiliter le politique, malheur des intérêts
contradictoires, sans être noyé dans la sphère
technico-politique ? De multiples propositions ont émergé
: création d’une agence de presse fédérative
pour la valorisation des initiatives en auto-organisation de
base ; lancement d’un programme de désintoxication
de la société de consommation ; formation des
élus à l’exercice démocratique ;
découpage des grandes communes ; défense de l’autonomie
associative… S’il faut lutter contre l’illettrisme
(120 000 sur 730 000 habitants), les participants ont souhaité
réinscrire cet objectif dans une finalité première
: la lutte contre l’ignorance, qui perpétue l’esclavage.
Marc Vandewynckele |
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mai 2004
Adhérez ! |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°448, mai 2004 |
Vous connaissez l'Adels à travers la
revue Territoires ? Vous avez lu d'autres ouvrages édités
par l'Adels ? Vous avez participé à une formation
? Peut-être avez-vous rencontré un membre de l'association
au cours d'une soirée-débat ou aux Rencontres
de la démocratie locale ?
Toutes ces activités sont le produit d'une association
qui vit grâce à l'implication active de ses militants,
aux contacts qu'ils entretiennent entre eux, avec des territoires,
des réseaux, des initiatives citoyennes. Vous avez apprécié
le contenu d'une intervention, vous acquiescez aux propositions
émises par l'Adels ou voulez en discuter avec ses membres
?
Le mieux est encore d'adhérer.
Vous recevrez la lettre interne de l'association et bénéficierez
du libre accès au centre de documentation qui sera bientôt
opérationnel. Des tarifs préférentiels
vous seront accordés. Peut-être même voudrez-vous
devenir correspondant local de l'Adels ? Prendre l'initiative
d'animer une séance de travail, un atelier d'échange,
rédiger un article pour Territoires ?
L'Assemblée générale de l'Adels aura lieu
les 4 et 5 juin prochains.
Si vous souhaitez y être invité(e) et adhérer
à l'association, renvoyez un e-mail à : adels@adels.org
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avril 2004
Hommage à Anne Lichtenberger |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°447, avril 2004 |
Anne Lichtenberger a toujours été
au service des plus pauvres et des plus déshérités,
ceux dont la voix a du mal à se faire entendre. Elle
était pleinement engagée dans ce travail militant,
dans ce qu’il est traditionnel d’appeler des organismes
caricatifs. Mais elle a souhaité ne jamais s’arrêter
à ce premier stade de l’engagement.
Pour elle, l’engagement essentiel était l’engagement
citoyen, celui qui la mettait au service d’une démocratie
vivante, qui ne s’appuie pas seulement sur le seul système
politique mais aussi sur tout le réseau des associations
qui font le terreau de notre société.
Elle a été de tous les combats, qu’il s’agisse
de l’Adap avec François Bloch-Lainé, de
la Fonda avec Frédéric Pascal et Anne David.
C’est elle qui a eu la première l’idée
de développer des Fonda régionales et pour ce
qui la concerne, en Rhône-Alpes.
Je me souviendrai toujours de la réunion fondatrice de
la Fonda Rhône-Alpes à Bourg-en-Bresse, où
elle avait réussi à faire venir l’ensemble
des forces associatives de la Région.
Jusqu’au bout de ses forces elle a combattu pour que la
démocratie vive.
Grâce lui soit rendue.
Jean-Pierre Duport |
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mars 2004
Qui parle de passion politique ? |
| tiré de la rubrique "Adels info"
in journal de Territoires n°446, mars 2004 |
| Devant les citoyens de Bures-sur-Yvette et environs,
récemment rassemblés pour un Forum social local,
l'Adels animait une table ronde consacrée à la
démocratie participative. Ce fut l'occasion pour Serge
Depaquit, vice-président de l'association qui introduisait
les débats, de montrer que ce n'est pas là affaire
seulement de structures, de méthode, de moyens, de cadres
jur
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